|
L'élevage
des espèces de Sphodromantis
(
Fiche réalisée par Pascal Castellazzi
)
Les
différentes espèces rencontrées en élevage:
Sphodromantis
lineola (la plus commune en élevage)
Sphodromantis
balachowskyi
Sphodromantis
centralis
Sphodromantis
viridis
Sphodromantis
sp.
Les
Sphodromantis sont des mantes ayant une large répartition, nous
pouvons les rencontrer de la péninsule Arabe et dans tout le Sud de
l’Europe (Espagne, Portugal, Grèce…). Leur coloration leur permet
de se dissimuler dans leur milieu, elle vivent sur les arbustes, dans
les herbes hautes…
Ce
sont des mantes relativement faciles d’élevage, elle sont parfaites
pour un débutant voulant se lancer dans l’élevage des mantes.
Description :
Male:
de 4à 7cm selon les espèces
Femelle:
selon les espèces, jusqu’à
8cm
La
coloration varie selon les espèces et les individus, elle va du
marron au vert, en passant par différentes nuances de brun.
Comme
presque toute les mantes, leur agressivité ne leur permettrait pas de
vivre en communauté, il faut ainsi toutes les séparer. Cependant,
durant les 2 premiers stades larvaires, et pour des raisons pratiques,
il est possible de les tenir ensemble. Les mantes les plus faibles
serviront de repas, c’est en quelque sorte une sélection naturelle !
Mais, passé le 2ieme stade, le cannibalisme devient trop important,
il est donc nécessaire de les séparer, d’abord dans des
bouteille coupées, puis dans toute sortes de
récipient assez grand pour la mante. Un terrarium de 20*20*30
peut contenir un groupe de 30 jeunes et un individu adulte.
L’hygrométrie
nécessaire à l’élevage de ces mantes est moins élevée que les
mantes- fleur, 60% d’humidité semble leur suffire.
La
taille de ces mantes ainsi que leur forte agressivité facilite le
nourrissage, des proies de taille assez importante peuvent être
proposées. Elles acceptent
facilement toutes sortes d’insectes.
Il
faut, au moins une fois tout les 3 jours, rassasier les mantes.
Personnellement, je nourris
les jeunes avec des drosophiles, des
mouches et quelques fois de jeunes grillons, il faut de préférence
présenter aux Sphodromantis des proies adaptées à leurs
tailles. Vous pouvez aussi leur proposer toute sorte d’insectes trouvés dans
la nature, à condition qu’ils aient des moyens de défense
relativement restreints ; par exemple, pas
de chenilles urticantes, d’araignées…Cependant, il n’est
pas facile de nourrir les
L1, il est donc obligatoire d’avoir un élevage de grillons ou de
drosophiles à coté, afin de subvenir à leurs besoins dès leur
sortie de l’oothèque.
L’accouplement
peut parfois poser problème, mais avec quelques précautions, il se
passe généralement sans problème.
Afin de limiter les risques de carnage, plusieurs précautions sont nécessaires :
1.Beaucoup
nourrir la femelle avant l’accouplement.
2.Pendant
que le mâle effectue son approche, on peut distraire la femelle avec
une proie.
3.Retirer
le mâle juste après l’accouplement.
Pour
le lieu de l’accouplement, deux solutions :
1.Mettre
le male et la femelle dans le même terrarium, le mâle s’approchera
tout seul de la femelle.
2.On
peut parfois inciter le mâle à s’accoupler en le plaçant sur son
doigt, juste derrière la femelle, parfois, il lui saute dessus et
s’accouple. Cette méthode limite les risques de carnage.
Il
est important de préciser que les adultes ne sont pas près pour
l’accouplement juste après leur dernière mue.
La femelle commence
en effet à émettre
ses phéromones que environ 20 jours après sa dernière mue, et le male
est sexuellement actif environ 15 jour après cette mue.
Les
oothèques sont relativement grosses et contiennent un nombre assez
important de petits, parfois plusieurs centaines ! Un femelle fécondée
peut en pondre de 2 à 6 durant sa vie. Les oothèques doivent être
maintenues dans un milieu semblable à celui des jeunes et des
adultes.
|