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Nos installations

 

Description détaillée de nos installations:  

 

De part leur conception, les terrariums du commerce ne m’ont jamais donné entièrement satisfaction. J’ai donc décidé de les construire moi-même, et après plusieurs années de tâtonnement et d'utilisation je pense avoir réussi à définir un modèle qui semble convenir à la biologie des insectes de type «  phasme »  (espace vital, facilité pour muer, entretien…).

 

Description des terrariums :

L’armature et les parois :                     

Afin d’éviter un taux d’hygrométrie beaucoup trop élevé qui pourrait engendrer des problèmes de moisissures sur les insectes, j’ai utilisé comme matériaux de base du contreplaqué de type « marine ».

Ce dernier a l’avantage d’être un matériau « respirant », qui garde la chaleur et qui est relativement résistant à l’humidité ambiante qui règne à l’intérieur des terrariums ( entre 70 et 90 %). 

Pour faciliter l’aération ainsi qu’un brassage thermique, les 2 parois latérales possèdent chacune, 2 aérations ( une supérieure et une inférieure ). 

 

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L’isolation :

La totalité du terrarium est isolée pour éviter les pertes thermiques.

Le matériel utilisé est une feuille de polystyrène de 3 mm recouverte d’une feuille thermo-radiante qui permet de refléter la chaleur dégagée par les différents éléments de chauffages vers l’intérieur du terrarium.

Cette feuille permet également de protéger le bois contre les projections d’eau qui sont réalisées plusieurs fois par jour à l’occasion des pulvérisations destinées à donner à boire aux phasmes, et augmenter le taux d’hygrométrie. 

Le chauffage :

Du fait de l’exigence des phasmes en matière de température, et compte tenu du volume important des terrariums, le chauffage est assuré par 2 types d’appareils :   

-              un cordon chauffant d’une puissance de 100 W.

-              une lampe chauffante infrarouge d’une puissance de 60 W

 

 

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Ces deux systèmes sont couplés à un thermostat programmable qui est muni d’une sonde thermique  placée à l’intérieur des terrariums.

Ce thermostat  permet  de programmer une température nuit et une température jour à des heures bien déterminées : 

-              de 21 H 00 à 9H00 : 22°C

-              de  9H00 à 21H00 : 26°C 

Ces températures sont contrôlées avec un thermomètre maxima / minima placé en permanence dans le terrarium. De plus, le thermostat affiche en temps réel la température ainsi que le fonctionnement éventuel des appareils de chauffage.

 

L’éclairage :                            

Bien que les phasmes soient des animaux essentiellement nocturnes, il est nécessaire que les terrariums soient éclairés pour plusieurs raisons :            

-              assurer un cycle jour / nuit nécessaire aux phasmes

-              assurer une bonne conservation des plantes fourrage (photosynthèse).

-              aspect esthétique du terrarium qui doit être avant tout beau à regarder. 

Cet éclairage est réalisé par 2 réglettes de type « néon » 18 W équipés chacune d’un néon horticole émettant une lumière artificielle dont le spectre est proche de celui de la lumière naturelle du jour. 

 

Afin d’assurer les cycles jour / nuit, ces lampes sont connectées à un programmateur horaire qui permet :

                  -            d’éteindre les terrariums de 21H00 à 9H00.

                  -            de maintenir la lumière de 9H00 à 21H00.

 

 

Les humidificateurs :  

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Les humidificateurs du commerce étant réservés avant tout aux maisons d’habitation et non aux terrariums, il a été nécessaire de trouver un moyen de maintenir une humidité constante mais dont le pourcentage puisse varier le jour par rapport à la nuit, puisque c’est à ce moment que les phasmes sont en activité. 

Deux types d’humidificateurs sont donc en service dans les terrariums qui abritent les espèces les plus exigeantes en matière d’humidité ( Phyllium, Hétéroptérix, Haalliena), un seul pour les autres espèces. 

L’humidificateur «24 H / 24 H » est composé d’un bac d’un volume de 6 litres dans lequel est placée une résistance chauffante munie d’un thermostat intégré, d’une puissance de 50 W et réglée sur une température de 32°C.

Celle ci est recouverte de sable afin que la chaleur soit uniformément répartie.

Le bac est rempli d’eau, qui s’évapore régulièrement, à travers un couvercle grillagé, sous l’effet de la chaleur ( 2 litres d’eau / 24 heures environ).

Ce type d’humidificateur est placé dans tous les terrariums, sauf dans celui qui abrite des espèces peu exigeantes de Bacculum , de Caraussius, et de Sypiloidea.  

Un deuxième humidificateur construit sur le même schéma, mais où la résistance est remplacée par un cordon chauffant de 25 W, lui même branché sur un programmateur qui lui permet de  fonctionner uniquement de 21 H à 9 H, est rajouté dans les terrariums abritant des espèces exigeantes.( le bac a un volume de 3 litres). 

Le taux d’hygrométrie est contrôlé à l’aide d’un hygromètre à cheveux placé en permanence dans chaque terrarium. 

Dans le cas où le taux d’humidité est trop bas ( inférieur à 60 % ), une ou plusieurs pulvérisations d’eau sont effectuées manuellement. 

  

La moustiquaire :    

L’intérieur des parois est doublé d’une moustiquaire plastique. Celle ci a une triple fonction :        

-             isoler les insectes des cordons chauffants (éviter les brûlures).

-              augmenter considérablement la surface mise à disposition des   phasmes en leur permettant de se déplacer sur les parois, ce qui n’est pas possible avec des terrariums en verre.

-              " emprisonner"  des fines gouttelettes d’eau à l’issue des pulvérisations, dans le but de permettre aux insectes qui sont sur les parois de s’abreuver.

 

Le pondoir :

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Sa présence est indispensable aux espèces dont les femelles enterrent leurs œufs. Il est réalisé avec un récipient en plastique, rempli de sable de Loire mélangé à du terreau et placé au ras du sol. 

Les œufs sont récoltés par tamisage une fois par semaine. 

Nota : la cavité qui apparaît lorsque le pondoir est retiré permet d’évacuer très facilement les crottes des insectes ainsi que les différents fragments de végétaux qui jonchent le sol. 

 

Divers : 

Les végétaux fourrage ( ronce, chêne vert, chêne pubescent…) sont conservés dans des pots remplis d’eau.

Afin que les phasmes ne s’y noient pas, les tiges des plantes sont passées au travers de trous réalisés dans le couvercle des pots. 

 

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Certaines espèces de phasmes ont besoins de se cacher sous des écorces dans la journée.

Des morceaux d’écorce de liège sont placés dans tous les terrariums et notamment dans ceux réservés aux Eurycantha et aux Haaniella. 

 

 

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Dans un but esthétique, quelques plantes en pots sont placées dans les terrariums.

Néanmoins, il est primordial de recouvrir la surface de la terre, des pots, d’un morceau de moustiquaire afin que certaines femelles ne viennent y déposer ou enterrer leurs œufs.  

Normalement, et après chaque pulvérisation d’eau dans les terrarium, la buée masque les vitres du fait de l’humidité. Pour éviter ce désagrément qui n’est qu’inesthétique, des orifices de 3 mm ont été réalisés soit en haut et en bas de chaque vitre, soit directement sur le verre ( 3 mm), soit dans l’encadrement de la porte.

 

Dimensions des terrariums :          

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La production d’insectes ainsi que la rentabilité des installations n’étant absolument pas ma priorité, j’ai volontairement réalisé des terrariums de grandes capacités pour que les insectes puissent trouver des conditions proches des conditions naturelles. 

Ces terrariums étant là dans un but d’agrément et de décoration, il est par exemple très instructif pour mes enfants de s’amuser en essayant de trouver visuellement des phasmes cachés dans la végétation, plutôt que d’avoir des terrariums remplis de grappes d’insectes abîmés du fait d’une surpopulation engendrée par la recherche d’un profit commercial.  

A titre indicatif, il est admis dans certains élevages de phasmes qu’un terrarium de 15 litres de type « FAUNABOX » peut abriter une population de 20 individus adultes.

En règle générale, la hauteur des terrariums préconisée par les magasins spécialisés qui font entre autre le commerce des phasmes est d’environs 3 à 4 fois la longueur de l’insecte adulte. 

Cette hauteur est nécessaire pour que les insectes puissent réaliser leurs mues, suspendus au plafond du terrarium ( notamment lors de la dernière mue qui correspond au passage de l’état larvaire à l’état adulte.).

 

L’éclosoir :  

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La grande majorité des éleveurs de phasmes laissent les œufs pondus : 

                         -         Soit sur le sol du terrarium au milieu des déchets (excréments, fragments de végétaux…) jusqu’à leur éclosion, pour ceux des espèces qui pondent à même le sol. 

                         -         Soit dans le sable des bacs de ponte, jusqu’à leur éclosion, pour ceux des espèces qui les enterrent. 

Bien que proche des conditions naturelles de reproduction, je ne suis pas d’accord avec cette pratique pour plusieurs raisons : 

                         -         D’un point de vue sanitaire, aucun contrôle sur l’état des œufs n’est possible.

                         -         Des moisissures apparaissent sur les œufs puisqu’ils sont régulièrement souillés par les différents déchets présents dans les terrariums.

                         -         Aucun contrôle de la température et de l’hygrométrie nécessaire à l’éclosion n’est réalisable. 

                         -         Aucune gestion des larves naissantes n’est envisageable. 

                         -         Un nettoyage régulier et une désinfection des terrariums ne sont absolument pas possible.

 

Afin d’éviter ces différents points, j’utilise un système d’éclosoir de conception artisanale et personnelle, puisqu’il n’en existe pas dans le commerce, qui après plusieurs années d’utilisations me donne entièrement satisfaction.   

Le chauffage : 

Il est assuré par un cordon chauffant d’une puissance de 50 W, recouvert de sable afin que la chaleur soit uniformément répartie, placé dans un bac et relié à un thermostat d’ambiance placé à mi hauteur de l’ensemble « éclosoir ». 

Dans cette configuration, le thermostat étant réglé sur 27°C , la température est de 25.5 °C dans le 2eme tiroir et de 25°C dans le 3eme tiroir ( celui du haut).  

Les boites à œufs : 

Les œufs sont récoltés chaque semaine à l’occasion du nettoyage complet des terrariums : 

-         par tamisage du sable des bacs de pontes,

-         par tri des déchets et des excréments. 

Cette méthode permet de ne garder que le nombre d’œufs que je juge nécessaire à la survie de notre élevage. 

Les œufs sont ensuite placés par espèce dans des boîtes, dont le couvercle est grillagé.  

 

        -      Pour les espèces qui pondent à même le sol,  les boites contiennent un petit récipient rempli de coton et d’eau qui, en s’évaporant, assure l’humidité nécessaire. Les boites sont placées à une température constante de 25°C dans le 3eme tiroir. 

        -         Pour les espèces qui enterrent leurs œufs, les boites contiennent un mélange de terreau et de sable dans lequel sont placés les œufs. Ce mélange est régulièrement humidifié au vaporisateur et les boites sont placées à une température constante de 25,5°C dans le 2eme tiroir . 

 

 

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Compte tenu de la transparence de l’ensemble, le contrôle de l’état sanitaire des œufs ainsi que le suivi des naissances est rendu possible sans manipulation particulière. 

Quelque soit l’espèce, chaque larve naissante est méticuleusement observée afin de déterminer si elle doit être conservée ou éliminée du fait d’une malformation ou d’un nanisme. 

Il est à noter que la durée d’incubation diminue de façon importante avec une augmentation de la température ambiante mais que cela entraîne généralement une disproportion entre le nombre de larves naissantes mâles et femelles, la proportion de mâle étant alors plus importante. 

 

 

Vue de quelques terrariums:

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